Oléron, Nature & Culture

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Exposition " Bande à part ! "
27/02/18

Le Musée de l’île d’Oléron
A partir du 10 mars 2018

 

 

Aujourd’hui motif graphique emblématique du bord de mer, la rayure n’a pas toujours été ainsi perçue. Elle était même très mal vue au Moyen Age. Elle stigmatisait les gens du spectacle, les prostituées, les bourreaux ou encore les traitres. A la Renaissance et l’époque romantique, elle était plutôt signe de fête, d’exotisme ou de liberté. A l’époque contemporaine, les deux connotations, négative ou positive, cohabitent. La rayure est diabolique quand elle barre le vêtement des prisonniers des bagnes et des camps de la mort. Elle devient hygiénique quand elle décore les draps, les sous-vêtements et les tenues de bain ; ludique lorsqu’elle orne le monde de l’enfance ; sportive quand elle s’affiche sur les tenues de loisirs et emblématique quand elle prend place sur les uniformes et les drapeaux[1][1].

La rayure, forte de son histoire et ses codes, s’invite au musée à travers 23 créations d’artisans d’art choisies pour dialoguer avec une sélection d’objets de collection tout droit sortis des réserves du musée.

Les pièces présentées mettent en valeur l'excellence des savoir-faire et la créativité des artisans d’art, d’hier et d’aujourd’hui, dans des domaines extrêmement variés : paillage, stuc, verrerie, couture, broderie, céramique, sérigraphie, ébénisterie, reliure, enluminure, taille de pierre, marqueterie de paille, mosaïque, bijouterie, tissage, coutellerie et sculpture.

La rayure se niche tout au long du processus de création de ces œuvres, dans la matière de l'objet, dans le geste de l'artisan et dans l’œuvre finie. Par-delà le temps, les savoir-faire semblent se questionner, les formes se répondre, les utilisations s'amuser de la chronologie.

La rayure est là, partout, autour de nous. Au sortir de cette exposition, vous la verrez peut-être dans les ombres portées des ganivelles et des tuiles canal sur les façades, les rangées de vignes, les bandes du phare de Chassiron, les cabanes ostréicoles colorées, les marais brillants au soleil… Saurez-vous la débusquer? 



[1][1] Michel Pastoureau, L’Etoffe du diable, Une histoire des rayures et des tissus rayés, Londrai, Editions Points, 2014.

 


Horaires

Février, mars, novembre, du 1er au 15 décembre : du mardi au dimanche de 14h à 18h.
Avril, mai, juin, septembre, octobre : tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Juillet - août : tous les jours de 10h à 19h.

 

Tarifs

Plein tarif : 4,50 €
Tarif pass : 3,70 €
Tarif réduit : 3 €


Autour de l'exposition

Visite commentée et visite-dégustation de produits locaux pour les groupes sur réservation.

Ateliers pédagogiques enfants : tous les jours sur réservation pour les groupes et durant les vacances scolaires pour les individuels. 

&am