Oléron, Nature & Culture

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Le parc de découverte

Oie cendrée (© C. Bavoux)
Cigogne blanche (© C. Bavoux)
Cygne tuberculé (© C. Bavoux)
Canards colverts (© C. Bavoux)

Ouvert au public en 1983, ce parc accueille annuellement quelque 35 000 visiteurs dont un tiers d'enfants. D'une durée de 1 h à 1 h ½, la visite s'effectue le long d'un sentier aménagé, accessible à tous, décrivant une boucle de 1,5 km à travers bois et marais. Le cheminement est jalonné de bornes informatives sur la vie et les mœurs des principales espèces rencontrées et de chalets abritant des expositions temporaires et permanentes.


Plus de 150 animations portant sur des thèmes aussi variés que Le coucher des aigrettes, Des œufs comme s'il en pleuvait ou encore Du gîte au couvert sont proposées, du printemps à l'automne, pour les groupes constitués ou les particuliers, à des heures préétablies. Par ailleurs, durant la saison estivale, des saisonniers spécialisés dans le domaine de l'animation effectuent quotidiennement des points d'information itinérants destinés à sensibiliser les visiteurs à la préservation et au respect du milieu naturel, mais aussi à les renseigner à propos de tel ou tel aspect de la biologie des espèces vivant sur le site ou n'y étant que de passage.


Les animaux qu'il est possible de voir au Marais aux Oiseaux ont des origines extrêmement diverses :

– nombreux sont ceux qui viennent s'y reproduire naturellement, attirés par des congénères, une nourriture abondante et la présence d'eau douce (leurs jeunes ont souvent tendance à revenir par la suite) ;

– trouvés mal en point dans la nature, certains ne pourraient survivre par eux-mêmes malgré les soins qui leur ont été prodigués au centre de sauvegarde : ils doivent parfois être protégés des prédateurs dans des volières spécialement aménagées à cet effet car ce sont des proies faciles ;

– quelques-uns enfin étaient détenus par des particuliers qui s'en sont débarrassés ou proviennent de saisies ordonnées par la justice suite à de mauvais traitements ou parce que leur détention était illégale.


Au tout début du parcours, les enfants peuvent côtoyer quelques mammifères et volatiles de toutes sortes particulièrement familiers (dindons, canards, oies, moutons…). En dehors de son aspect ludique, cette mini-ferme laisse entrevoir les différences à la fois morphologiques et comportementales qui existent entre les espèces domestiques et les espèces sauvages dont elles sont issues (par exemple entre les oies grises élevées pour leur chair et l'Oie cendrée).


Un peu plus loin, un enclos à Tortues de Floride a été spécialement créé pour expliquer au public qu'il ne faut pas relâcher dans la nature ces tortues exotiques dont l'importation en Europe est arrêtée depuis 1997. En effet, elles risquent fort d'évincer une petite tortue aquatique autochtone rare et protégée, la Cistude d'Europe qui vit dans nos marais littoraux, et notamment au Marais aux Oiseaux où elle se reproduit (sa population y est estimée à une vingtaine d'individus).


Le cheminement se prête ensuite à l'observation, dans leur milieu naturel, d'une partie des quelque 130 espèces de vertébrés qui fréquentent les bois et les marais alentours (palmipèdes, grands échassiers, rapaces…). Parmi les points forts, une héronnière constituée de plusieurs dizaines de couples de Hérons cendrés et d'Aigrettes garzettes auxquels viennent se mêler de temps à autre des Hérons garde-boeufs. Cette héronnière – qui est réoccupée tous les ans depuis plus de 30 ans – abrite l'une des plus grosses colonies de Bihoreaux gris du département. Par ailleurs, depuis 2009, au moins deux couples de Cigognes blanches ont pris l'habitude de venir s'y reproduire. Outre ces espèces, le promeneur attentif aura l'occasion de voir ou d'entendre des oiseaux aussi emblématiques que le Martin-pêcheur d'Europe, le Loriot d'Europe ou encore la Huppe fasciée.


Un observatoire de 9 m
de hauteur offre enfin une vue panoramique non seulement du site proprement dit, mais aussi d'une partie des anciens marais salants qui s'étendent en bordure du parc. Une longue-vue binoculaire (20 x 80) permet d'observer les hérons, rapaces, goélands et autres petits échassiers qui fréquentent les lieux.